COMMUNIQUÉ DE PRESSE
  NEW YORK, le 02 juILLET 2017



La ruée… au près !

A retenir :


• Une fin de course laborieuse au louvoyage dans des conditions de vents contraires exigeantes et éprouvantes.

• Macif, qui a consolidé son avance, attendu à partir de demain, lundi, dans l’après-midi, heure locale, sous le pont de Verrazano.

• En approche des côtes américaines, les équipages doivent redoubler de vigilance face aux risques accrus de collision avec des mammifères marins, poissons et cétacés qui prolifèrent.

 

Ce dimanche, après une semaine depuis le départ sous le pont de Saint-Nazaire, l’arrivée se rapproche des étraves de Macif, qui consolide aussi sûrement que progressivement son leadership. François Gabart et ses cinq hommes d’équipage devraient donc, sauf retournement ou pépin majeur de dernière minute, s’adjuger la victoire au terme de cette Transat du Centenaire, qui ne fait pas mentir son niveau d’exigence sur son parcours d’Est en Ouest contre les vents dominants. Ils affichent désormais 93 milles d’avance sur leurs poursuivants immédiats, à bord d’IDEC SPORT.





 Thierry Briend_-_équiper Sodebo Ultim © Jean-Marie Liot / Sodebo Ultim'

Gare aux thons, cétacés et autres gros poissons !


Le quintette de Francis Joyon, longtemps menacé par Sodebo Ultim’, a lui-même consolidé sa deuxième position. Il a creusé l’écart face à Thomas Coville et les siens, ralentis ces dernières heures après avoir tapé un animal marin, sans doute un thon,  qui a endommagé leur safran tribord. Plus de peur que de mal pour les hommes du troisième bateau, qui ont néanmoins perdu de précieux milles de la bataille. Leur maxi-multicoque navigue désormais avec un petit handicap. Mais l’objectif du bord reste intact : se confronter au meilleur niveau de compétition océanique à d'autres trimarans Ultimes, le temps d’un régate entre géants qui tient toutes ses promesses et ne leur laisse aucun répit à travers Atlantique.

 

En approche des côtes américaines, tous doivent plus que jamais redoubler de vigilance sur des espaces océaniques où la vie aquatique prolifère. Un état de fait, qui a d’ailleurs  encouragé la Direction de Course de la Transat du Centenaire à définir une zone, dite « environnementale », interdite à la navigation dans le Sud-Ouest de Boston.


« Je me réjouis personnellement de cette zone d’exclusion, qui concerne la réserve de reproduction des baleines, » souligne volontiers Francis Joyon. « Nous avons été accompagnés hier par un très grand nombre de dauphins. Nous n'avons pas vu de grands cétacés et c'est très bien ainsi. Notre dérive vibre un peu et agit un peu comme un avertisseur de notre arrivée pour les baleines endormies entre deux eaux sur notre route… »

 

Macif en route vers la victoire…


Des conditions qui se renforcent, des obstacles, des pièges et des embûches, la vie à bord se corse pour les 22 marins sur les rangs de la course les opposant virtuellement au Queen Mary 2, qui a bel et bien traversé l’océan à toute vapeur après 5 jours, 16 heures et 45 minutes de mer. À 350 milles du pont de Verrazano, les trimarans Ultimes doivent eux toujours composer dans les vents contraires qui vont prendre du coffre au fil des prochaines heures.  « Une zone de basse pression se développe en effet dans le Nord-Ouest de l’état de New York et la région des Grands Lacs. Sa présence comprime un peu plus le couloir dans lequel s’engouffre ce flux d’air chaud et pourrait faire fraîchir les vents de Sud-Ouest  aux environs de 25 nœuds dans la journée », explique Dominic Vittet, le météorologue de la course. La mer, actuellement hachée, avec un clapot désagréable d’environ 1,5 mètre devrait donc enfler ces prochaines heures et rendre la navigation un peu plus cassante. Mais rien de très compliqué à gérer pour l’équipage de François Gabart qui commence à sentir le parfum de la victoire. Difficile en effet d’imaginer que ses concurrents puissent lui reprendre près de 100 milles à 350 milles de l’arrivée.

 

Ils ont dit


Jean-Luc Nélias (Sodebo Ultim’) : « On n’est pas mal secoués, au près dans 25 nœuds de vent. On fait route vers la zone d’exclusion et les côtes du Nantucket. On progresse à 21 nœuds de vitesse. Il y a un mètre de houle, c’est un petit clapot, mais vu qu’on tape assez vite, le bateau de 15 tonnes fait forcément des sauts de cabri. Au près serré, on gère les bascules. Les routages nous emmènent très à l’Ouest. On va faire une arrivée en longeant les zones interdites. On devrait arriver le 4 juillet, dans la matinée à New York. En virant hier soir, on s’est rendu compte qu’il manquait tout le bas du safran, sur environ 20 cm de haut en partant du bas avec la partie qui sert à stabiliser le bateau. Ce n’est pas très grave, mais on a été pas mal ralentis pour mettre tout ça au propre. »

 

Gwénolé Gahinet (IDEC SPORT) : « On fait du prés. On vient de prendre un ris dans la grand-voile. On rencontre une mer de face qui ne nous facilite pas la vie. On attend une rotation du vent dans quelques heures. On fait route directe vers New York, malheureusement, ça ne va pas durer, le vent va refuser en tournant à droite. On va chercher cette rotation du côté de la zone d’exclusion qui borde les côtes américaines.  On peut arriver à partir de 5h TU le 4 juillet, mais on risque de finir dans un vent de Sud-Ouest assez faible et il peut se passer des choses jusqu’au bout, avec pas mal de manœuvres, de virements. La baie de New York n’est jamais simple, surtout dans ce type de conditions. Au niveau du bateau, tout va bien, à part deux ou trois petits bobos. On a juste eu un petit souci avec la montée de la dérive. On a fait une erreur de manipulation pendant une prise de ris, mais on a réparé. Rien de grave. »

 

Stan Thuret (Actual) : « On est dans le brouillard avec une visibilité réduide à 50 mètres. On progresse à 84° du vent dans 24 nœuds. On est sous J2, grand voile haute. On trace bien, à 23 nœuds, on sort de la zone des glaces. Il y a pas mal de vie autour de nous, aquatique notamment avec des bancs de dauphins. Ils ne sont pas trop joueurs, on voit qu’ils sont plus là pour se nourrir. Il y a des oiseaux aussi que je n’avais jamais vus auparavant. On croise aussi des pêcheurs et des cargos qui se dirigent vers l’Europe. Cette nuit, l’eau était à 5°. Tout était humide à bord et ça piquait un peu. Davy (Beaudart) a eu le quart le plus froid. Le bonnet, les gants et l’écharpe étaient obligatoires. On estime qu’il nous reste 3 jours et 13 heures de course. On va donc rater la Fête Nationale Américaine, mais on sera là pour la remise des prix. »

 

Classement du dimanche 2 juillet, à 18h


1 / Macif (François Gabart) : à 351 milles de l’arrivée
ETA : lundi 3 juillet, 17h Heure locale (23h, heure française) +ou-2h


2 / IDEC SPORT (Francis Joyon) : à 93 milles du premier
ETA : mardi 4 juillet, 01h, heure locale (7h, heure française) +ou-2h


3 / Sodebo Ultim’ (Thomas Coville) : à 166 milles du premier
ETA : mardi 4 juillet, 9h, heure locale (15h, heure française) +ou-2h


4 / Actual (Yves Le Blévec) : à 605 milles du premier
ETA : jeudi 6 juillet, 7h, heure locale (13h, heure française) +ou-2h


 



 

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En bref, THE BRIDGE c'est :

- la 4ème Coupe du Monde de Basket FIBA 3X3 à Nantes (17-21 juin)
- le grand retour du Queen Mary 2 à Saint-Nazaire, escorté par une armada internationale (24 juin)
- la Transat du Centenaire en direction de New York (25 juin-3 juillet)
- un hommage original à travers l’océan à un siècle de musiques américaines (23 juin-1er juillet)

 







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